Le syndrome métabolique équin ou SME (08/2014 Edit 08/2015)

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Un petit tour de ce fameux SME…

Je tiens tout d’abord à rappeler que cet article, au même titre que les autres, est un article dit de vulgarisation. Il n’est pas question ici de faire une thèse vétérinaire sur le sujet mais bien de collecter des informations. J’espère que vous trouverez ces quelques lignes éclairantes sur le sujet.

1/ Les profils « cliniques »

​Il a été répertorié deux grands types de profils.

– Chevaux ou poneys, présentant des signes d’obésité, avec une activité réduite et une alimentation riche en sucre

– Chevaux et poneys, présentant des signes de fonte musculaire, avec une activité réduite à normale et une alimentation riche en sucre.

Dans les documents parcourus, il n’a pas été fait mention du fait que la vie en box soit un facteur favorisant. Il est à noter que les animaux vivant en pâture peuvent aussi présenter une alimentation hyperglucidique.

2/ Pathogénie et symptômes

Les symptômes suivant ont été relevés :

– Surpoids notable avec dépôt de tissus adipeux dans les régions du chignon (le long de l’encolure), arrière de l’épaule, zone lombo-sacrée et/ou sur les côtes.

– Fonte musculaire soudaine et/ou consécutive à un stress (plutôt chez les jeunes individus)

– Résistance à l’insuline

– Polyurie (augmentation de la miction)

– Polydipsie (augmentation de la consommation d’eau)

Il n’existe à ce jour aucun test de dépistage concernant directement le SME et peu d’études ont été réalisées sur des sujets équins. Il est souvent fait le parallèle avec les recherches réalisées par la médecine humaine. Les conclusions et les hypothèses sont souvent émises au cas par cas et selon le tableau clinique

3/ Insulinorésistance et dégradation hormonale

Les glucocorticoïdes apparaissent suite à une surcharge alimentaire en glucose, suite à une corticothérapie ou suite à stress important. Ils favorisent l’apparition d’adipocytes (cellules graisseuses) qui, stockés en grand nombre, peuvent avoir une influence systémique. Ces cellules produisent des hormones. Ces hormones viennent troubler le fonctionnement normal de l’hypophyse et des glandes surrénales. Il s’en suit une production importante de cortisol. Afin de gérer cet afflux, le pancréas libère de l’insuline en grande quantité. Si la situation dure dans le temps, le pancréas se fatigue et la production d’insuline n’est plus suffisante. Le corps développe alors ce que l’on appelle l’insulinorésistance.

Il est intéressant de noter que la castration peut avoir un effet « accélérateur » du processus par modification de l’équilibre hormonal. Il en est de même pour les juments présentant des cycles irréguliers (bien que dans ce cas nous sommes en droit de nous demander qui de l’oeuf ou de la poule est là en premier).

De même certains animaux développeront un SME suite à un dérèglement des glandes surrénales. Ce dernier étant causé par la répétition d’un stress ou suite à un traumatisme majeur.

4/ Évolutions possibles

Elles sont aussi nombreuses qu’aléatoires. Les plus connues sont :

– Cardiopathies et dégradation du système cardiovasculaire. La dégradation de l’endothélium par glucotoxicité entraîne des troubles de la vascularisation (vasoconstriction).

– Dégradation de l’homéostasie.

– Dégradation de l’équilibre acido basique par le système sanguin et/ou par surcharge de la flore intestinale en fructane / amidon.

– Dégradation de la fonction rénale

– Fourbure

– Syndrome de Cushing

– Dermite et dermatite

– Infertilité et dystocie

D’autres pathologies peuvent être liées au SME. Nous faisons rarement le lien mais :

– un syndrome inflammatoire chronique (articulaire ou musculaire),

-un terrain allergique plus ou moins ancré (nota : les allergies sont dues à une sur-stimulation du système immunitaire qui « s’enflamme pour rien » donc on pourrait lier ce point au précédent).

– une dégradation pulmonaire (toux sèche / emphysème),

– des abcès de pieds (froids ou chauds) ou une mauvaise qualité de corne

– une plus grande sensibilité à la présence de certains champignons (PPF, dermatophilose),

Tous ces cas peuvent être liés au SME principalement à cause de la dégradation des échanges sanguins.

J’aimerais être claire, je ne dis pas que toutes ces maladies sont directement et uniquement liées au SME mais il est intéressant de s’interroger sur le sujet surtout s’il y a présence de plusieurs de ces points chez un même individu.

5/ Traitements

Il n’existe pas de traitements allopathiques à ce jour. Une constante, Il est vivement déconseillé d’utiliser les médicaments prescrits en cas de Cushing. Ces derniers sont fait pour limiter la production d’insuline donc…. Et comme ils coûtent un bras, on est content de le savoir avant!

Donc en mode « débrouille toi avec ton poney obèse » nous avons :

♦ Nettoyer :

  • Un travail énergétique ou shiatsu est nécessaire avant toute chose afin de rééquilibrer dans les grandes lignes les quatre plans (physique, émotionnel, mental et spirituel). Les séances devront s’étaler sur le temps mais être régulières afin d’assurer un suivi, une progression et enfin une stabilisation.
  • Un drainage spécifique du corps par le biais de phytothérapie. Je vous invite vivement à consulter un spécialiste en la matière pour le choix des produits ET des périodes. Il est indispensable de faire place nette avant d’envisager tous changements (et régulièrement au cours du processus) mais il faut le faire à propos. Le drainage peut être à double tranchant s’il est pratiqué à la mauvaise période  vous prenez le risque de mettre en alerte rouge les émonctoires (foie, reins, peau, poumons, pieds). Vous avez un large choix sur le marché de produits à base de plantes (AJC Nature, Ohmbioalternative, teintures mères, …) ou autres (NCD2, Zéolithe, …). Pour ma part, je préfère travailler avec des plantes pour les herbivores.
  • Une relance du système immunitaire est à prévoir toujours par le biais de phytothérapie type TM d’Echinacée ou d’ortie (par exemple) ou shiatsu / énergétique. Encore une fois soyez vigilants à l’expression de base du SME, je vous invite à éviter de surstimuler un animal présentant un terrain allergique ou des tumeurs.

Lors de cette phase, il sera important de faire les choses dans le calme et de traiter des éventuelles décompensations pour ce qu’elles sont : l’expression des déséquilibres de l’animal. Trouver un équilibre entre l’inconfort voir la douleur et l’évolution. Ce n’est pas toujours évident et parfois nous nous sentons bien seuls et désemparés au quotidien. Je vous invite à garder espoir dans les périodes de moins bien et à TOUJOURS écouter votre intuition et VOTRE cheval.

♦ Rééquilibrer :

  • Un rééquilibrage alimentaire tout d’abord. Concrètement, une vie au pré H24 à l’herbe peu riche et extrêmement ligneuse (foin sur pied). On oublie le paddock de 500m² surpâturé qui ne permettra pas le mouvement au quotidien (de plus la moindre repousse sera très riche car l’herbe est stressée) ou les 20 hectares de « ray grass/trèfle » à vache. Parfois il vaut mieux laisser les animaux atteints de cette pathologie dans un sous bois (de superficie suffisante) et donner un foin très peu riche à volonté (année précédente si pas poussiéreux ou collé). La mise en place de filet à foin type « slow feeding » peut être très intéressante. Les mailles pouvant aller de 5*5 cm à 3*3. Plus les mailles sont petites plus l’ingestion est lente. Il faudra veiller, cependant, à ce que ce système ne devienne pas source de stress pour les gloutons ou source de blessure (fers et hipposandales à crochets strictement interdits!). Enfin la limitation (voir le total arrêt en phase de démarrage) de l’apport de sucre (fructane / amidon) est à mettre en place. Donc pas de céréales, SURTOUT PAS de mélasse et attention au foin qui peut être très traitre. Au niveau des aliments, vous n’allez pas avoir des millions de choix. Vous aurez soit le « toutes herbes diverses » type bouchon de foin compactés (attention certains contiennent de la mélasse) souvent de marque allemande ou suisse ou les aliments à base de soja. Je reste dubitative sur l’effet des seconds à long terme. Nota :La pomme est très bonne car elle est pleine de fibres, d’eau végétale, de vitamines et de minéraux. De plus, selon une étude réalisée sur des humains et présentée au « Experimental biology » de San Diego en 2008, la consommation régulière de ce fruit réduirait de 27% les risques de syndrome métabolique ou de diabète. Encore une fois, il n’est pas question de faire manger une palette entière de pommes pleines de pesticides par jour à votre cheval mais si vous avez la chance d’avoir accès à un verger de pommes non traitées (car le meilleur est dans la peau et les pépins) vous pouvez leur donner une 15aine de petites pommes (attention au risque de fausse route, les couper si vous avez un doute) par jour. Si votre cheval n’a pas l’habitude de manger du frais, procédez par étapes pour éviter l’effet « déboucheur » de la pomme.
  • Un rééquilibrage de la flore intestinale et des échanges cellulaires par reminéralisation. Il faut jusqu’à 18 mois pour relancer le processus et encore au moins la même période pour stabiliser la chose dans les cas très avancés. Je vous invite, cependant, à ne pas complémenter à outrance et à l’aveugle. Un bilan (sanguin ou autre) régulier sera indispensable afin de vous orienter dans vos choix. L’apport d’une synergie de magnésium et de chrome aide à la relance les échanges cellulaires. En cas de fonte musculaire, l’apport de vitamine E peut être salvatrice (toujours sous forme végétale type graisse de coco vierge et crue).
  • Un rééquilibrage émotionnel par le biais d’élixir floraux, de shiatsu ou de bodywork.
  • Un rééquilibrage physique par la reprise d’une activité légère, douce et régulière. Cela peut être simplement la mise au pré en troupeau. De même un suivi structurel est à prévoir tant sur le plan podologique qu’ostéopathique (tissus durs ET mous). Les dérèglements et blocages liés au surpoids et au dysfonctionnement de certains organes ayant une répercutions directe sur la « charpente », des visites régulières sont à prévoir tout au long du processus. Nota : je ne parle pas spécifiquement du dentiste mais nous sommes d’accord qu’il fait partie des professionnels à voir régulièrement.

Encore une fois cette période peut être éprouvante pour tout le monde. Le processus d’équilibrage peut être très long en fonction des possibilités du quotidien et de l’état de base de l’animal. Il faut avancer « à taton », réajuster presque au quotidien et surtout trouver l’ordre dans lequel intervenir. Tout faire en même temps n’est pas toujours indiqué, loin de là! Il faut prendre en compte aussi les profils énergétiques (MTC / Ayurvéda) de votre compagnon car le complément X conviendra à certains mais pas à d’autres.

♦ Stabiliser :

La stabilisation intervient lorsque tous les processus de guérison sont terminés. Votre cheval ne présente plus de signes du SME. Pour les cas très atteints au départ, je vous invite à rechercher un lissage des symptômes. Il n’est pas dans mon propos de dire qu’il faut supprimer TOUTE forme d’expression du SME coûte que coûte mais bel et bien de trouver un équilibre confortable pour votre animal au quotidien. L’équilibre est atteint lorsque votre compagnon ne présente plus de phase inflammatoire et que sa courbe de poids annuelle revient à la normale.

6/ Mon humble avis d’énergéticienne

Il va différer légèrement de l’avis conventionnel principalement sur l’origine du mal. Pour moi (et ça n’engage que moi) il est plutôt de cet ordre là :

– choc émotionnel / stress,

– dérèglement énergétique de la sphère rénale,

– dérèglement énergétique de la sphère foie/pancréas (délai plus ou moins long),

– recherche de sucre (c’est prouvé c’est rassurant le sucre),

– charge de la sphère physique foie / pancréas,

– charge des reins/surrénales,

et après ça rejoint ce qui a été dit avant.

J’ai plutôt une vision hollistique des choses. Je vous invite donc à aborder le sujet tant sur le plan physique (podologie, alimentation, ..) qu’émotionnel ou environnemental (cavalier propriétaire inclu). Vous n’êtes pas obligés de tout faire en même temps, on est bien d’accord??!

Dans tous les cas, si vous avez un doute, une question, je vous invite à contacter un homme de l’art (selon la « religion » vous savez qui choisir) et je vous souhaite bon courage si comme moi vous êtes touchés personnellement par ce sujet.

Cet article est dédié à Cachou qui est mon maître. Merci mon petit Pope, en espérant que tes souffrances seront utiles à d’autres.

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Sources :
- Benamou-Smith 2007
- Blouin 2009
- Cachou 2003 2015
- Guillaume Parisot 2007 2015