Syndrome Bourreau / Victime / Sauveur ou sBVS

Ces quelques lignes n’ont pour seule vocation que d’apporter une information vulgarisée sur le sujet. Cependant, il me tenait à cœur de pouvoir un jour écrire sur le sujet sans que cela n’éveille de vague émotionnelle en moi. C’est chose faite. Merci à mes Apprenties Sages.

    • Origine

Ce syndrome trouve son origine dans la petite enfance où, pour faire face à une insécurité émotionnelle et aux blessures telles que le rejet, l’abandon et la trahison (réelle ou vécue), l’individu va se construire un personnage qui va, tour à tour, prendre la forme du bourreau, de la victime ou du sauveur. Ces comportements vont s’exprimer d’abord avec l’entourage proche (parents / fratrie). L’enfant pourra passer d’un état à l’autre avec la même personne ou exprimer toujours le même comportement avec la même personne (par ex bourreau avec le père et sauveur avec la mère).

    • Expression au quotidien

Si ce comportement n’est pas détecté tôt et pris en charge, l’enfant va l’appliquer aux autres membres de son entourage (surtout avec les figures d’autorités ou les subordonnés : forces de l’ordre ; professeurs, employeur, élèves, employés…) et ceci va devenir au fil du temps une normalité relationnelle car source de sécurité. L’enfant va se créer un masque, une personnalité qui lui permet de contrôler son environnement. Au fil des années, en grandissant, ce schéma sera considéré comme étant « le bon ». Il entraîne des comportements annexes tels que la déresponsabilisation, l’hyper attachement, l’hyper contrôle, la manipulation ou l’agressivité. Les personnes présentant ce syndrome souffrent réellement et ont besoin d’accompagnement pour se sortir de ce triangle vicieux. Cependant sans prise de conscience personnelle, ni réelle volonté d’action, personne ne peut « guérir » le sBVS.

    • Prise de conscience

Au fil des années, la personne présentant ce syndrome verra les échecs personnels, intimes et professionnels se répéter. Ces situations source de grandes souffrances entraîneront deux comportements soit l’isolement soit la demande d’aide. Lorsque la demande d’aide est formulée, la situation n’est pas gagnée car il est courant que les personnes se positionnent une nouvelle fois en victime et cherchent donc un sauveur….

Si dans votre quotidien vous vous trouvez entourés de victimes, vous êtes peut être vous même sauveur ou bourreau. Si vous vous pensez entourés de sauveurs, vous êtes peut être une victime, etc etc.

Bref une fois la prise de conscience effectuée et le bon accompagnant trouvé (psychologue, psychothérapeute, kinésiologue, …), le chemin est long. Comprendre puis intégrer mais la liberté retrouvée est très motivante !

    • Guérison

Il convient d’aller explorer la blessure originelle celle qui vous a poussé à revêtir ces masques et de la traiter. Il est question ici de (re) prendre ses responsabilités, de (re) devenir Maître de sa propre vie, de réparer sa capacité relationnelle, de trouver en soi les ressources nécessaires à sa sécurité propre et donc de prendre conscience de ses forces et de ces vulnérabilités.

Il est aussi question de connaître sa mission de Vie et d’accepter que chaque personne à la sienne et donc chaque personne a SA place qui n’est ni bonne ni mauvaise mais simplement Juste. Nous avons tous notre échelle de valeur mais à quelle titre serait elle meilleure ou moins bonne que celle de notre voisin ? Qui sommes nous pour en juger ? Sommes nous parfaits ? Ne faisons nous jamais aucune erreur ?

Nous devons (re) trouver notre capacité à poser des limites claires, à accueillir celles des autres et à savoir gérer les conflits, qui peuvent naître, dans la bienveillance.

Au lieu d’aller chercher chez l’autre ce qui ne va pas, il est nécessaire de prendre conscience que l’Autre n’est que notre miroir. Notre relation à l’autre n’est que l’expression de notre relation à nous même.

Bref si nous devions résumer la chose à quelques grandes phrases :

  • Ce n’est pas personnel.

  • Ce qui me dérange le plus chez l’autre c’est ce qui n’est pas résolu chez moi.

  • M’a t’on réellement et ouvertement demandé mon aide ou mon avis ?

  • Est ce fluide et juste ?

Il y en a d’autres bien sûr… C’est à vous de déterminer celles qui vous parlent!

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«  L’essence même du bonheur n’est pas l’absence de malheur. » Johanne Bussières