Ces dangers que nous ne voyons pas (2013)

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« L’animal n’est pas une machine thermodynamique isolée mais un corps vivant qui interagit avec son environnement. » Antoine Spire

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Nous avons l’habitude quand nous cherchons un nouveau lieu de vie pour nos chevaux de nous pencher sur la qualité des prestations de la structure. « Mon podologue sera t’il bien accueilli? », « Quelle est la marque de l’aliment distribué? », « Le sol du manège est il bon? », « Mon compagnon aura t’il des potes de champs sympathiques? » et tant d’autres selon les besoins et le profil de chacun… Toutes ces questions sont importantes et méritent réponse bien évidement.

Cependant, nous prenons rarement le temps de « lever » le nez et de regarder un peu plus loin. Que l’on soit classico- classique ou alternativo-alternatif, ce dont nous allons parler ci après concerne tout le monde.

Ces quelques lignes me sont venues suite à un échange sur un forum avec une demoiselle bien embêtée avec le mal être de son poulain.

Le fait est : parfois, lorsque nous avons épuisé toutes les causes internes (hygiène, alimentation, …) possibles, il ne reste que les conditions environnementales comme potentielle source de problème.

Je commencerais par les causes visibles. Beaucoup d’entre vous diront « bah oui logique! »… pas tant que ça si j’en crois mon expérience. Puis j’aborderais les causes non visibles. Ces listes ne sont pas exhaustives et j’invite les lecteurs de ces quelques lignes à apporter des compléments (constructifs! bien sûr) en commentaire au besoin.

Donc les causes visibles : Il y a peu, voir pas d’études sur l’impact sur nos chevaux. Cependant quelques unes ont été menées sur l’impact sur les animaux de rente (vaches laitières, porcs, poulets, …), je prends sur moi d’effectuer quelques rapports.

  • Les lignes à haute et moyenne tension & les antennes relais.

Nous commençons, depuis quelques années, à nous poser des questions sur leur impact sur notre santé. Des études tendent à prouver que leur présence dans notre environnement n’est pas anodine.

Il convient de rappeler que leurs effets sont variables en fonction de la tension et des fréquences qui les parcourent. Le rayonnement électromagnétique qui s’en dégage peut créer des problèmes tels que maux de tête, irritabilité, états dépressif, perte de poids, affaiblissement des défenses immunitaires, …

  • Les parcs éoliens

Il existe très peu d’écrits sur leur impact (autres que sur les oiseaux). Pour ces installations, le fait notable, dans le cas qui nous occupe, est qu’elles émettent des infrasons (inférieur à 20Hz). Ils sont indétectables par l’oreille humaine mais ça n’est pas le cas pour les animaux.

Un chercheur canadien a effectué un audiogramme sur les représentants de certaines espèces puis a déterminé les normes de sensibilités (minimum ou maximum). Il ressort de cette étude que les animaux les plus sensibles sont les porcs, les chèvres, les chevaux et les poulets notamment lorsque le fonctionnement des éoliennes est irréguliers. Les symptômes relevés sont du même type que ceux provoqués par les lignes à haute tension.

  • Les autoroutes (ou routes à fortes fréquentations)

Outre un désagrément sonore, il se dégage de ces aménagements une pollution directe. Les véhicules y circulant rejettent tout un tas de produits chimiques, de métaux lourds et particules néfastes (tels que dioxyde de carbone, plomb, …) qui, par ruissellement des eaux de pluie, se retrouvent dans l’environnement plus ou moins direct. Il en va de même avec les sels utilisés en cas de verglas et les produits utilisés pour entretenir les zones de non circulation.

Enfin il émane de ces zones des vibrations qui peuvent devenir extrêmement stressantes sur moyen ou long terme pour les organismes y étant exposés.

Les symptômes sont identiques à ceux relevés pour les points précédents.

  • Les exploitations agricoles type intensif.

Je passerais rapidement sur la chose. Les principaux dangers sont les traitements phyto-sanitaires auxquels nos compagnons sont directement exposés lors de pulvérisations (via le vent) ou indirectement par ruissellement dans les pâtures ou par capillarité dans les captages d’eau d’abreuvement.

Voilà pour ce qui est de « l’évident »… Il reste le beaucoup moins visible pour qui n’y est pas sensibilisé. Pour les points que je vais exposer par la suite, les symptômes sont les mêmes que ceux cités avant mais nous pouvons aussi ajouter des comportements violents (ou « explosifs ») ponctuels avec pour seul point commun la zone où ils s’expriment.

  • Les points d’eau souterrains

Ce sont soit des veines d’eau, soit des nappes phréatiques, soit des marais asséchés. Toutes ces zones humides (et d’autant plus si l’eau circule) créent des différences de potentiels, donc un courant, donc un champs magnétique pouvant affecter le vivant au dessus. Ce n’est pas pour rien que les « Anciens » faisaient appel à des sourciers pour faire des captages certes mais aussi pour positionner les constructions.

  • Les noeuds et failles des réseaux géomagnétiques

Les réseaux telluriques sont un maillage de taille et de forme diverses (en fonction du « Mônsieur » qui les a décrit) du même type que les méridiens et les parallèles, que tout le monde connait. Il existe trois réseaux principaux : Hartmann, Curry et Lecher. Ce qu’il faut retenir c’est qu’à certains endroits les lignes de quadrillages ou les zones de croisement de ces lignes deviennent pathogènes avec des transferts de flux d’ondes négatives.

  • Les déséquilibres telluriques

Ils s’expriment principalement par des zones de chevauchement de différents types de sol (par exemple sable / argile ou granit/argile). De la même manière que pour les veines d’eau, il se dégage de ces zones des différences de potentiel.

Bref, comme dit plus haut la liste est loin d’être exhaustive mais ça donne une petite idée des choses qui influent sur nos compagnons (et nous même). Pour les causes visibles de problèmes, mis à part un déménagement je ne vois pas trop de solution. Vous pouvez toujours demander à EDF de bouger ses éoliennes mais bon j’ai un doute sur la suite donnée à votre demande. Par contre, pour les trois derniers points il existe, en fonction du niveau de déséquilibre, des actions correctives. Pour ce faire, je vous invite à contacter un géobiologue professionnel.

Sources : Etude JP Parent 2007, Wikipédia, Notre planête info, Conservation nature, "Le guide de géobiologie" de Clémence Lefèvre,...